La compétition, le moteur d’une passion. par Bastien CHASSOUX

La compétition, le moteur d’une passion. par Bastien CHASSOUX

A travers ces quelques ligne, je vais tenter de vous faire ressentir mon engouement et mes convictions pour la pêche de compétition.
Le commencement d’un enduro engendre souvent les mêmes stéréotypes, bien en amont de l’épreuve. Avant même d’être sur place, je visualise le futur évènement dans mes pensées ; et cela plusieurs semaines avant le coup d’envoi. Comme tout compétiteur, l’enduriste exerce une réflexion mentale bien avant de mettre les choses en œuvre. C’est une façon de se conditionner, de se préparer à l’évènement.
Il faudra, lors de ces réflexions, étudier la pièce d’eau sous toute ses coutures pour pré-cerner les stratégies à mettre en place ; le cheptel, les substrats, les postes clés…Obtenir ces informations via des pêcheurs locaux est une bonne première phase d’étude. Si jamais les locaux ne sont pas bavards, il faudra faire avec sa matière grise et définir des plans d’action et anticiper de futures remises en question. En prenant en compte ces paramètres, les différentes stratégies se dessineront et commenceront a se mettre en place.
Pour palier à toute situation, le compétiteur devra s’équiper d’excellents appâts, avec de la diversité et en grosse quantité. Il faut savoir ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et partir du principe qu’il vaut mieux en avoir trop que pas assez, dans l’idée de ne pas passer à côté de sa pêche. Justement, parlons des appâts. J’utilise sur toute mes compétitions deux gammes différentes envers lesquelles j’ai une totale confiance. Sous toutes leurs déclinaisons, la spicy et la madrag me suivent systématiquement. J’emploi sur la totalité des épreuves la gamme activ’ pour marquer le coup, juste en dessous de mon esche . Ce mélange de farines, pellets, micro graines et miel s’intègre idéalement dans des petits sticks et est un réel déclencheur de touches. Cette combinaison me réussit particulièrement bien sur les pêches de rendement et peut vite faire basculer la donne sur certains plans d’eau compliqués .
 
Nous sommes le jour « J », après d’innombrables nœuds au cerveau lors de la phase d’attente, il est temps de lâcher les chevaux !
Mais avant de pouvoir s’exprimer, il faut passer par la case tirage au sort, tout en sachant que 50% de la réussite halieutique sera dictée par cette « loterie » . Malgré l’expérience, c’est à chaque fois un moment d’angoisse…alea jacta est !
 
Au commencement de la compétition, c’est une fraie bouffée d’oxygène, le stress est totalement évacué et je peu enfin réfléchir sur place au pourquoi du comment afin de prendre le maximum de poissons et le plus rapidement possible.
Une règle d’or en enduro à ne surtout pas négliger : Tout faire pour se démarquer des autres, et cela le plus discrètement possible. Le meilleur procédé pour agir de la sorte est d’être actif de jour comme de nuit sur la totalité de l’épreuve ; être constamment sur le qui vive.
Malgré tout, quelques micro-siestes de ressource sont très importante pour reposer le corps et l’esprit et être au taquet de ses moyens.
Quand les poissons répondent présents, croyez-moi, toute manœuvre devient très simple. La cadence et le conditionnement des gestes du pêcheur sont réglés comme du papier à musique. L’amorçage se fait avec aisance, les plombs tombent toujours à l’endroit souhaité et l’ intervalle entre les touches se resserre petit à petit.
En fait je viens de vous décrire brièvement la meilleure sensation que je puisse avoir en compétition, quand tout va pour le mieux, c’est le panard !
Dans d’autres cas de figure, certaines compétitions deviennent mentalement énergivores, par le manque de résultat, il faudra faire preuve de beaucoup de réflexion pour trouver la clef et sauver sa pêche, tout en sachant que c’est le festival pour d’autres confrères. Tout compétiteur digne de ce nom à déjà connu ce type de frustration.
Il faut savoir être bon joueur et accepter qu’on ne peut pas l’emporter à tous les coups, nous exerçons la même passion, et une fois la joute terminée, qu’elle qu’en soit l’issue, c’est toujours avec grand plaisir que j’échange un bon verre de l’amitié.
 
Un enduro, c’est un tout, une philosophie, un esprit, une camaraderie, être entouré de très bon pêcheurs tout en gérant au mieux la pression et si tout va bien, faire du rendement pour accrocher la meilleure place possible.
 
J’espère avec ces quelques lignes vous avoir transmis mon engouement pour cette facette de la pêche de la carpe.
 
Amitiés halieutiques,    Bastien Chassoux.